Le Domaine du coq rouge accueillent des naturistes venus des quatre coins de France

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Le Domaine du coq rouge accueillent des clients naturistes venus des quatre coins de France et d’Europe. Pour eux, vivre nu est une philosophie.

Tout sur le camping naturiste du Coq Rouge

Passer ses vacances nu en camping. Une idée saugrenue pour certains et tout à fait naturelle pour d’autres. Les adeptes du naturisme ne voient pas vraiment leurs vacances autrement. Rencontrés au Domaine du coq rouge à Collonges en Corrèze, ils nous ont expliqué pourquoi.

Le respect de soi, des autres et de la nature

Sandrine et Sébastien Buffet ont repris le Domaine du coq rouge début 2017. « Nous avons été très bien accueillis, note la maîtresse des lieux. Ici, c’est un camping naturiste depuis près de 40 ans. »

Ils ont tout quitté en région parisienne pour reprendre un camping naturiste (2017)

Les cinquante emplacements et les hébergements insolites (tipis, cabanes, prêt-à-camper….) accueillent des clients venus de France entière et d’Europe. « Dans le naturisme, il y a trois règles : le respect de soi, le respect des autres et de la nature, souligne Sandrine Buffet. Qu’on soit gros, petit, avec un sein en moins… personne ne juge personne. »

Une philosophie cultivée depuis l’enfance pour Arnold

Pour Arnold, 73 ans, venu de Moselle, son envie de vivre nu remonte à sa prime enfance.

Dans ma famille, il fallait toujours tout cacher. Même tout petit, je n’ai jamais compris pourquoi.

« Dans ma famille, il fallait tout cacher. Même tout petit, je n’ai jamais compris pourquoi. A l’adolescence, je suis tombé sur une bonne revue naturiste dans un kiosque. Là, je me suis dis : « Enfin, des gens qui pensent comme moi. » Depuis, il lui est arrivé de faire du tourisme ordinaire mais dès qu’il en a la possibilité il fait escale dans des lieux naturistes comme au Domaine du coq rouge, à Collonges-la-Rouge, où il est venu avec un groupe qui se retrouve plusieurs fois par an depuis des années.

Une façon d’entrer plus facilement en contact avec les autres pour Brigitte

Brigitte, 73 ans, vient de faire une séance d’éveil corporel matinal avec d’autres résidents au milieu de la clairière du Domaine du coq rouge. « C’est tellement bon de sentir le soleil et le vent sur sa peau. Et selon moi, il est plus facile d’entrer en contact avec les gens que dans un camping textile.

Ici, qu’on soit gros, petit, handicapé… On ne juge personne.

 » C’est comme ça que les naturistes appellent les personnes qui ne font pas de naturisme. « Ici, qu’on soit gros, petit, handicapé… On ne juge personne. Tout le monde se tutoie très vite. C’est facile. » Cette adepte du naturisme s’est découverte sur le tard même si elle y pensait depuis longtemps. « J’ai commencé à faire du naturisme sur les plages en Bretagne. Il y a peu ça m’a coûté de mettre un maillot de bain pour faire un sauna. »

Des endroits où il fait bon vivre

Pas de vêtement, pas de poche pour mettre ses petites affaires et notamment son porte-monnaie. Arnold aime bien plaisanter avec ça. « Un jour, un commerçant s’est inquiété après la promesse d’un client naturiste d’aller chercher son argent. On lui a répondu : « Ne vous inquiétez, ils reviennent toujours. » Et c’est le cas. Moi, j’ai les clé de mon camping car dans la boîte à gant, les papiers sous pare-soleil et je ne crains rien ici. C’est un endroit où il fait bon vivre. »

Source La Montagne

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