Le chemin vers la plage, première respiration
Du Petit Dauphin, votre camping naturiste de villégiature, vous mettre 10 minutes pour accéder à cet endroit magique.
On gare la voiture en lisière de forêt, sous la barrière qui limite l’accès aux véhicules trop hauts, comme pour rappeler que la suite se fera à pied.
Au rythme de votre corps vous suivrez le sentier qui s’enfonce dans la pinède.
L’odeur de résine se mêle à celle de l’océan qu’on devine sans le voir encore.
Chaque pas dans le sable demande un léger effort qui participe à la mise à distance du monde d’avant.
Au bout d’une dizaine de minutes, le grondement sourd des vagues devient continu, la lumière se fait plus vive, et la dune se dégage devant soi.
En la franchissant par le passage aménagé, on découvre soudain cette immense plage, horizontale et ouverte.
Le regard se perd au loin vers la Pointe Espagnole et en direction de la Bouverie.
Entrer dans la zone naturiste, en douceur
Sur la gauche de la zone surveillée de la Pointe Espagnole, un panneau indique le début de l’espace où le naturisme est autorisé.
La nudité prend ses droits entre les fameuses tranchées 10 et 32.
Rien de spectaculaire, pas de “frontière” visible sur le sable, plutôt une invitation discrète à continuer à pied.
Prenez le temps de vous éloigner encore un peu, le temps que la foule se dilue et que la plage retrouve son rythme plus calme.
Plus on marche, moins on croise de serviettes, plus les espaces se creusent entre les personnes, jusqu’à trouver ce compromis idéal.
Voir les autres, mais ne plus les entendre, se sentir entouré, sans être observé!
C’est là, en posant son sac, qu’on quitte enfin les vêtements, sans cérémonie, comme un geste simple de cohérence.
Avec ce paysage nu lui aussi, fait de sable, de vent et de vagues.
Une journée rythmée par les éléments
La Côte Sauvage ne propose ni paillote ni musique, seulement ce bruit continu de l’Atlantique qui roule des vagues puissantes, parfois impressionnantes.
La baignade se mérite : il faut composer avec les rouleaux, les courants, les baïnes, rester attentif aux drapeaux.
Gardez à l’esprit que l’océan ne se “dompte” pas.
Alors, la journée s’organise différemment :
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Longues marches les pieds dans l’eau, le corps libre, sans tissu mouillé qui colle, pour ressentir pleinement la fraîcheur et la force de l’océan.
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Moments immobiles, allongé sur la serviette, à écouter le vent dans les oreilles et à regarder les nuages, sans autre programme que de laisser le temps passer.
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Pauses contemplatives tournées vers la forêt, les dunes au loin, ou le phare de la Coubre qui veille plus au sud, comme un repère dans ce décor brut.
Ici, le naturisme n’est pas une performance ni une revendication.
C’est juste une manière évidente d’être à la bonne température, au bon niveau de simplicité, en phase avec l’environnement.
Le soir, revenez au camping et profitez de votre emplacement ou de votre location en toute quiétude.
Respect, discrétion et cohabitation sereine
Sur certains tronçons de la Côte Sauvage, naturistes et textiles se côtoient sans que cela ne pose problème, chacun restant dans sa “bulle” de liberté.
Cette cohabitation fonctionne parce que les codes sont clairs : pas de photos, pas de regards insistants, aucune ambiguïté sur la nature familiale.
Le respect passe aussi par le paysage lui‑même : ne pas grimper sur les dunes, ne pas laisser de déchets, ne pas allumer de feu.
Accepter que ce milieu fragile ne supporte pas qu’on y laisse d’autres traces que celles de ses pas dans le sable.
En fin de journée, quand le soleil descend et que les couleurs se réchauffent, la plage se vide peu à peu.
Le silence gagne encore un peu plus de terrain.
Du Petit Dauphin, profitez des matinées ou des fins d’après-midi entre marche sur le sable et baignade dans l’océan.
Repartir un peu différent
Le chemin du retour, à travers la pinède, se fait souvent plus lentement qu’à l’aller.
Le corps a gardé la mémoire du vent, du sel, du soleil qui chauffe la peau.
L’esprit, lui, a profité de ces quelques heures où l’on n’avait rien d’autre à faire que d’être là.
Vivre la Côte Sauvage en mode slow naturisme, c’est finalement accepter de ne pas tout “consommer” en une journée.
Vous ne cochez pas des cases, mais à revenir régulièrement, à d’autres saisons, à d’autres heures, vous retrouverez ce même sentiment de liberté simple.
C’est une expérience qui laisse une empreinte discrète, mais profonde.
Celle d’un littoral encore préservé, qui rappelle combien la nudité peut être vécue comme une évidence tranquille.
Un naturisme qui s’inscrit dans le respect de la nature et des autres.
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Localisation et accès
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Zone naturiste autorisée entre les tranchées 10 et 30/32, entre la plage de la Pointe Espagnole et la plage de la Bouverie.
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Accès par la route touristique RD25 (Ronce-les-Bains ↔ Phare de la Coubre)
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Les parkings sont en lisière de forêt avec portique limité à 2 m de hauteur.
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Compter 10 à 15 minutes de marche dans le sable ou sur sentier depuis les parkings
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Accès Pointe Espagnole ou Bouverie, puis marcher vers la zone signalée naturiste.
Sources:
